kibeho
Illustration: Judith Renaud/Le Verbe

Notre-Dame des Douleurs, Kibeho, 1981-1989

Du 28 novembre 1981 au 28 novembre 1989, durant exactement huit ans, la Vierge Marie est apparue de nombreuses fois à trois jeunes filles à Kibeho, au Rwanda. Les messages et visions qu’elles ont reçus sont un appel incisif à la conversion et la réconciliation pour éviter la guerre et guérir de ses conséquences.

Alphonsine Mumureke a 15 ans quand elle voit pour la première fois la Vierge Marie dans le réfectoire du collège des filles où elle est pensionnaire. Il est environ 12 h 35 lorsque ses consœurs de classe la voient se lever soudainement puis se diriger dans l’allée centrale et se mettre à genoux, posant ses yeux sur un point fixe. Alphonsine raconte avoir entendu une voix l’appeler avec tendresse.

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Mère du Verbe

— Mon enfant!
— Me voici. Qui es-tu, femme?
— Je suis la Mère du Verbe. Dans ton existence, qu’est-ce que tu tiens le plus en estime?
— J’aime Dieu et sa mère qui a mis au monde un Rédempteur.
— Vraiment!
— Oui, c’est bien ainsi.
— S’il en est ainsi, je viens te consoler, car j’ai exaucé tes prières. Je veux que tes compagnes aient la foi, car elles n’en ont pas suffisamment.

L’entourage d’Alphonsine peine à la croire. Le 4 décembre, on cherche à la prendre en défaut et on lui enfonce une aiguille profondément dans le bras au moment où elle voit la Vierge. Elle ne sent rien durant l’apparition, mais souffrira beaucoup après.

Durant les mois qui ont suivi, deux autres filles du collège, Nathalie Mukamazimpaka et Marie Claire Mukangango, commencent elles aussi à voir la Vierge alors qu’elles étaient auparavant sceptiques à propos des apparitions à Alphonsine.

Nyina et Umubyeyi
La Vierge s’est présentée à Alphonsine comme Nyina wa Jambo (Mère du Verbe) et indiqua elle-même qu’il s’agit d’un équivalent de Umubyeyi w’Imana (Mère de Dieu). Dans la langue rwandaise, le mot nyina signifie «mère», mais avec une connotation affectueuse, un peu comme «maman» en français. Le substantif umubyeyi, lui, renvoie au verbe kubyara, qui signifie «engendrer» ou «enfanter». Il désigne donc la mère au sens de celle qui a donné naissance ou même de toute femme ayant allaité ou éduqué un enfant. Marie est véritablement notre mère et notre maman spirituelle en tous ces sens.

Prière et conversion

Les trois voyantes reçurent de nombreux messages qui exhortent à la prière et à la conversion. Voici un florilège des plus importants:

«Mon désir est que tu pries sans cesse en y mettant tout ton cœur, et que tu aimes m’invoquer. C’est alors que tu pourras devenir vraiment mon enfant.»

«Priez sans cesse et sans hypocrisie. Priez le rosaire. Priez aussi le chapelet des sept douleurs.»

«Priez sans relâche pour l’Église, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent.»

«Le chemin qui conduit au ciel passe toujours par la souffrance.»

«Le monde court à sa perte, il va tomber dans un gouffre, c’est-à-dire être plongé dans des malheurs innombrables et incessants.»

«Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous! Convertissez-vous pendant qu’il est encore temps.»

«La foi et l’incroyance viendront sans qu’on s’en aperçoive.»

La demeure des cœurs de lumière

Le 20 mars 1982, Alphonsine semble plongée dans un profond sommeil alors qu’elle est comme transportée dans l’au-delà. Elle raconte elle-même:

«J’ai entendu la Vierge m’appeler, et j’ai répondu à son appel. Nous sommes parties et nous avons abouti à un endroit vraiment horrible: il y avait des gens d’un air lugubre, en train de se disputer et de se battre sans cesse.

«Et puis nous avons continué à monter et nous sommes arrivées dans un autre endroit. Là, il faisait moins obscur; mais horrible tout de même, jusqu’à un certain degré. Les gens n’avaient pas l’air aussi lugubres que les premiers; néanmoins, ils souffraient beaucoup tout en se tenant pieusement, avec les yeux tournés vers en haut et pleins de tristesse.

«Enfin, continuant toujours à monter, nous sommes arrivées à un endroit magnifique, où il y avait une lumière excellente, mais comme celle que projette notre soleil habituel. C’est un lieu très beau; là, il ne fait ni chaud ni froid.

«Alors, je lui ai demandé comment s’appelait ce lieu-là, et Elle me répondit:

“C’est la demeure de ceux qui ont un cœur de lumière. Là où les hommes souffrent, mais se tiennent pieusement, avec les yeux tournés vers le haut, c’est chez ceux qui seront comptés parmi les élus. Par contre, là où tu as vu des gens qui ne faisaient que se battre, il s’agit de ceux qui connaitront éternellement des tourments, sans espérer obtenir le pardon.”

«Lui ayant demandé pourquoi elle m’avait emmené là, Elle m’a répondu:

“Puisque tu as vu ces trois catégories, je peux espérer que tu feras ton possible pour attirer les hommes dans le bon chemin. De plus, je te les ai montrées afin que tu apprennes que la meilleure vie est celle qui viendra après que l’homme aura quitté la terre.”

Notre-Dame des Sept Douleurs

À deux reprises, le 15 aout et le 28 novembre 1983, la Vierge demande à Alphonsine la construction d’une chapelle pour l’honorer comme Notre-Dame des Douleurs.

Entre ces deux demandes, le 15 septembre 1983, la Vierge apparait à Nathalie. Elle pleure et dit: «Je souffre parce que vous continuez à endurcir vos cœurs. Je souffre parce que beaucoup de personnes épousent les vices plutôt que les vertus. Je souffre parce que vous ne respectez plus les commandements de Dieu. Je souffre de votre hypocrisie, je souffre parce qu’il n’y a plus d’amour parmi les gens.»

La tragédie du Rwanda est ainsi un terrible échec pour des chrétiens qui ont si radicalement refusé le commandement nouveau de Jésus: «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.»

Quelques semaines plus tard, Nathalie déclare, dans une interprétation cruellement prophétique: «Ce qui vous fait souffrir, Marie, c’est qu’un jour viendra où nous voudrons suivre ce que vous nous dites, à savoir vous aimer, vous servir, vous obéir et faire votre volonté, mais ce sera trop tard.»

Les larmes de Marie sont les larmes d’une mère. Comme Marie a souffert par compassion des douleurs de son Fils, elle souffre aussi des malheurs de tous ses enfants qu’elle a reçus en adoption au pied de la Croix. «Voici ton Fils.» Comme l’explique la voyante Nathalie:

«Quand un enfant est perdu, souvent il n’en sait rien, il ne ressent rien. Ce sont ses parents qui sont inquiets, qui sont tristes à cause de leur enfant. Marie aussi a du chagrin à cause de ce que nous sommes devenus.» Ses larmes ne sont toutefois pas seulement des larmes de douleur, mais aussi des larmes d’espérance en ce qu’elles consolent et adoucissent les cœurs de ceux que le péché a endurcis.

Fleuve de sang

Le 15 aout 1982, la Vierge Marie apparait de nouveau en pleurs alors qu’il s’agit pourtant d’un jour de grande fête! «Pourquoi pleures-tu?» lui demande Nathalie.

«Ce qui m’afflige, répond la Vierge, c’est que je vous annonce une bonne nouvelle, mais vous ne voulez pas l’écouter; je vous communique un message, mais vous ne voulez pas l’accueillir. Je suis affligée aussi par le fait de voir combien les péchés ne cessent d’augmenter sur la terre alors qu’ils devraient normalement diminuer de jour en jour…»

Quelques jours plus tard, le 19 aout, Alphonsine a une vision d’un fleuve de sang recouvrant les rues de la capitale, Kigali. Elle parle d’un grand brasier, d’hommes qui s’entretuent et même de têtes décapitées. La Vierge lui dit alors que «les péchés sont plus nombreux que les gouttes d’eau de la mer».

Nathalie, elle, voit un immense gouffre dans lequel une foule risque de tomber.

Quant à Marie Claire, elle ne voit rien, mais se met à vaciller et tombe sept fois dans des buissons d’épines environnants en répétant: «Fais de moi tout ce que tu veux, pourvu que le monde soit sauvé.» Elle affirmera ensuite être tombée sept fois (comme les sept douleurs de la Vierge) afin d’expier les péchés et d’adoucir les cœurs des incroyants et de tous ceux qui refusent de se convertir et d’abandonner l’impureté.

Un maternel avertissement…

Un retour sur ces douloureuses visions permet aujourd’hui de mieux comprendre qu’il s’agissait d’un maternel avertissement de la Vierge pour éviter la terrible guerre qui a meurtri le pays une décennie plus tard. L’actuel évêque de Gikongoro, Mgr Augustin Misago, tire lui-même cette conclusion:

«Maintenant, nous pouvons dire qu’il y a eu une prédiction du drame rwandais, mais je me souviens que, le 15 aout 1982, à la fête de l’Assomption, les voyantes, au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont été témoins de terribles visions, effrayantes, de cadavres d’où jaillissaient d’abondants flots de sang, laissés sans sépulture sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant, on peut relire les évènements et penser qu’elles pouvaient être une vision de ce qui est arrivé au Rwanda, mais aussi dans la région des Grands Lacs où le sang coule, au Burundi, en Ouganda, et dans la République démocratique du Congo.»

La voyante Nathalie Mukamazimpaka interprète dans le même sens le message que la Vierge lui a confié: «La Vierge m’a appris à prier la couronne du Rosaire des sept douleurs parce qu’elle disait que se préparait une tragédie pour le Rwanda. La Madone nous a demandé de changer notre style de vie, d’aimer les sacrements, de faire pénitence, de prier sans cesse en récitant le Rosaire des sept douleurs pour la conversion du cœur de ceux qui se sont éloignés de Dieu, et d’être humbles en demandant pardon et en pardonnant.»

L’avertissement de Marie ne sera toutefois pas suffisamment écouté, comme l’histoire l’a tragiquement démontré. Les massacres n’épargneront même pas le sanctuaire de Kibeho, où plus d’un millier de personnes réfugiées dans la chapelle périssent dans les flammes. Un autre massacre suivra l’incendie criminel. On raconte que plusieurs personnes sont mortes en prière, unies à Marie, priant pour le pardon de leurs péchés et de ceux de leurs agresseurs. Certains chantaient même, tout joyeux d’imiter la Passion de leur Seigneur.

… destiné à toute l’humanité

Mais l’avertissement de la Vierge de Kibeho ne visait pas seulement le peuple rwandais, il est aujourd’hui encore destiné à toute l’humanité qui, sans conversion, ne trouvera jamais la paix véritable. «Il faut, selon Mgr Misago, une conversion des cœurs pour obtenir une plus grande justice. Nous vivons dans une situation de déséquilibre mondial où les riches continuent à s’enrichir et les pauvres à s’appauvrir. C’est une situation honteuse que chacun devra évaluer selon sa conscience.»

Mgr Gahamanyi, évêque au moment des apparitions, ajoute: «Dans bien des pays, il y eut des horreurs offensant le Dieu d’Amour, refusant le rôle de Marie dans l’œuvre du salut. Ces péchés de massacre de vies humaines, ce matérialisme envoutant, ce sacrilège contre la vie humaine dans tout ce contexte de manipulations indignes, cette sorte de mensonge prétextant vivre de façon chrétienne, tout en niant le salut du Christ par la Croix, tous ces péchés et bien d’autres interpellent l’homme d’aujourd’hui afin qu’il se convertisse et se réconcilie avec son Dieu et Père de tous.»

Combattre la haine

Après la tragédie, c’est doublement que le message de réconciliation devient actuel et nécessaire. Mgr Jean Baptiste Gahamanyi affirme: «Maintenant, après la guerre, il s’avère nécessaire d’être attentifs à ces messages: la réconciliation avec le Dieu offensé et avec les frères devenus ennemis puise sa force dans ces messages qui deviennent comme une référence pour une vie authentiquement chrétienne.»

Mgr Augustin Misago le rappelle: «Le pardon est un élément central du message évangélique. Sans le pardon, en effet, on ne peut construire une société fondée sur l’Évangile. Sans le pardon, il ne peut y avoir de société saine, mais seulement une société déchirée.»

Immaculée Ilibagiza, une jeune survivante des massacres, témoigne comment la Vierge de Kibeho l’a aidée à ne pas sombrer dans des sentiments de haine et de vengeance après la guerre:

«J’ai combattu la haine qui remplissait mon cœur au cours de cette période et j’ai dû lutter âprement pour conserver ma foi en Dieu. Si ma famille était anéantie, elle était dans les bras de la Mère qui continuait, depuis Kibeho, de me dire que j’étais aimée. Elle me disait de m’accrocher à ma foi. L’amour que j’avais senti couler en moi quand j’avais reçu la bénédiction de Notre Dame en buvant l’eau aux creux des mains d’une des voyantes m’a de nouveau réconfortée. Mon cœur avait soif de Dieu. Marie a étanché cette soif, et cela a été ma grâce salvatrice.

«La Vierge m’avait donné la force dont j’avais besoin pour prier Dieu, et Il m’a trouvée. Le lien d’amour que j’ai forgé avec lui dans les semaines et les mois qui ont suivi m’a soutenue au cours des quinze dernières années, m’éloignant des terribles souffrances de ces jours tragiques pour retrouver la joie et la paix.»

*

Le chapelet des Sept Douleurs

À Kibeho, la Vierge nous invite à redécouvrir le chapelet de ses sept douleurs afin de mieux comprendre le sens chrétien de la souffrance. La Vierge a aussi révélé que, pour que cette prière ait de la valeur, la personne qui la prie doit compatir avec Marie, c’est-à-dire entrer dans ses douleurs et souffrir avec elle. On peut facilement trouver sur Internet comment prier ce chapelet dont voici les sept mystères:

1. Marie apprend que son fils sera un signe de contradiction (Lc 2,25-35).

2. Marie s’exile avec son fils et Joseph en Égypte (Mt 2,13-15).

3. Marie cherche son fils disparu à Jérusalem (Lc 2,41-52).

4. Marie voit son fils chargé de la Croix (Lc 23,27).

5. Marie voit les souffrances et la mort de son fils sur la Croix (Jn 19,25-27).

6. Marie accueille son fils mort dans ses bras lors de la Descente de la Croix (Jn 19,38-40).

7. Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau (Jn 19,41-42).

Encore plus de bonnes raisons d’y croire

Rapidement, Kibeho engendre de nombreux fruits spirituels. Des athées se convertissent dans un profond esprit de pénitence, des adultes demandent le baptême, des âmes tièdes deviennent ferventes et des mouvements grandissent en nombre et en ferveur.

L’un des fruits les plus importants consiste en un accroissement de la pratique des sacrements, surtout de la messe quotidienne et de la confession. Les apparitions semblent aider le peuple à prendre conscience de la gravité du péché et à reconnaitre que le sacrement de réconciliation en est un remède nécessaire.

En janvier 1988, l’archevêque de Kigali organise une commission d’enquête qui émettra un avis positif. Le culte public est ainsi autorisé le 15 aout de la même année, mais sans reconnaissance des apparitions à Kibeho. Car les apparitions ne sont pas encore terminées et, ce qui pose davantage question, il se produit un étrange phénomène de prolifération du nombre de prétendus voyants, dont certains sont manifestement des usurpateurs.

Il faudra donc attendre le 28 novembre 1992 avant que débute la construction du sanctuaire et le 29 juin 2001 avant que l’évêque du lieu reconnaisse officiellement les apparitions, mais seulement des trois premières voyantes, dont la crédibilité est plus évidente.

«Oui, la Vierge Marie est apparue à Kibeho», écrit Mgr Misago dans sa longue déclaration explicative de 23 pages, proclamée devant tous les évêques du pays et le nonce apostolique.

«Il y a plus de bonnes raisons d’y croire que de le nier», ajoute-t-il en conformité avec la sainte prudence de l’Église, qui n’oblige pas les fidèles à ce que leur foi adhère aux révélations privées, même lorsqu’elles sont reconnues. En effet, la connaissance et la reconnaissance des apparitions de Kibeho ne sont point nécessaires au salut, mais elles sont néanmoins une aide précieuse qui peut éclairer la foi, fortifier l’espérance et embraser la charité des croyants.

C’est pourquoi Mgr Misago termine sa déclaration en formulant le souhait suivant: «Que Kibeho devienne donc sans tarder un but de pèlerinages et de rendez-vous pour les chercheurs de Dieu, qui y vont pour prier; un haut lieu de conversions, de réparation du péché du monde et de réconciliation; un point de ralliement pour “ceux qui étaient dispersés”, comme pour ceux qui sont épris des valeurs de compassion et de fraternité sans frontières; un haut lieu qui rappelle l’Évangile de la Croix.»

Témoins de la miséricorde

Le plus étonnant et le plus navrant dans le drame du Rwanda est peut-être que cette guerre opposait deux groupes majoritairement catholiques.

La tragédie du Rwanda est ainsi un terrible échec pour des chrétiens qui ont si radicalement refusé le commandement nouveau de Jésus: «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.»

Mais au-delà de ce scandale, l’après-guerre peut devenir une occasion pour cette jeune Église de se reprendre en devenant témoin flamboyant de la miséricorde! «Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi…»

Les larmes n’ont certainement pas fini de couler sur la tragédie du Rwanda. La blessure des centaines de milliers d’êtres humains qui ont été massacrés est encore vive. Mais en nous mettant à l’écoute de la Mère du Verbe, nous pouvons espérer que ces larmes deviendront aussi des larmes de repentir et de pardon.

Car à Kibeho, Marie a pleuré autant pour les victimes que pour les bourreaux. Comme toute mère, son cœur est transpercé de douleur chaque fois que la haine s’insère entre ses enfants. Cette Mère qui est venue pour nous rappeler la bonne nouvelle de son Fils: l’Évangile de la Miséricorde.

Notre-Dame des sept douleurs, Mère du Verbe, priez pour nous.

Prière donnée par Marie aux voyantes

Mère du Verbe, Marie.
Tu es aussi notre Mère, Marie.
Dispensatrice des grâces, Marie.
Tu nous as comblés de tes dons, Marie.
Viens toi-même me fortifier, Marie.
Donne-moi la patience dans l’épreuve, Marie.
J’ai fait de tout ce que je possède un balluchon, Marie.
Et je me suis jeté dans tes bras, Marie.
Que tu sois vraiment louée, Marie.
Que tu sois vraiment aimée, Marie.
Qu’on aime à te supplier, Marie.
Que tu sois vraiment louée, Marie.

Simon Lessard

Rédacteur et responsable de l’innovation au Verbe, Simon Lessard est diplômé en philosophie et théologie. Il aime entrer en dialogue avec les chercheurs de vérité et tirer de la culture occidentale du neuf et de l’ancien afin d’interpréter les signes de notre temps.