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Fiancés, confinés et séparés

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À gauche, Kenneth et Katerine. À droite, Rachele et Raphaël.

Le temps des fiançailles est béni. Mais que se passe-t-il quand soudain, à cause d’un virus mortel, le monde s’arrête ? Deux couples de fiancés ont partagé au Verbe ce qu’ils vivent en cette période de grandes incertitudes.   

Raphaël, 24 ans, est étudiant en génie électrique à l’Université du Québec à Rimouski. Il travaille pour une firme spécialisée dans le traitement des eaux.

En 2016, la famille de Raphaël, membre du Chemin néocathécuménal, décide de s’installer à Rimouski afin d’aider Mgr Denis Grondin dans son projet d’évangélisation. Le jeune étudiant au cégep tient fermement à demeurer à Québec. 

Pour ce faire, il s’impose une vie de spartiate. Chaque semaine, il travaille une trentaine d’heures et en étudie vingt. Sans domicile fixe, il vit tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. 

Puis, soudain, la maladie l’oblige à tout arrêter. Malgré des examens approfondis, les spécialistes n’arrivent pas à en trouver l’origine. Il déménage à Rimouski en avril 2017. 

De son côté, sans travail depuis un an, Rachele, 23 ans, décide, elle qui a « peur de tout », de partir de l’Italie pour aller à Rimouski aider les familles qui soutiennent l’œuvre d’évangélisation de Mgr Grondin. 

Rachele arrive à Rimouski en septembre 2017. 

Le travail effectué par Rachele lui laisse beaucoup de temps libre. Elle sympathise rapidement avec Raphaël qui est toujours en convalescence. 

L’adaptation de Rachele au climat rigoureux de Rimouski ne se fait pas sans mal. « Je ne croyais pas revenir ici », avoue-t-elle. 

En décembre 2017, quelques jours avant le retour en Italie de Rachele, Raphaël lui déclare son amour sans savoir si elle retournera un jour à Rimouski. 

En route vers le mariage

Elle y revient au mois de janvier. En mai 2018, ils s’envolent ensemble pour l’Italie. Deux semaines plus tard, Raphaël revient au pays, puis retourne en Italie au mois d’aout. C’est lors de ce voyage qu’il lui demande si elle veut l’épouser. 

La date du mariage est fixée au 29 mai 2020. 

La COVID-19 est venue tout défaire ce qu’ils avaient prévu. 

« Si je n’avais pas eu l’appui de ma famille, je n’aurais pas été en mesure de passer au travers. »

Rachele

La fermeture des frontières a dévasté le couple. Raphaël était à Rimouski et Rachele en Italie.

« Honnêtement, si je n’avais pas eu l’appui de ma famille, je n’aurais pas été en mesure de passer au travers. Je me disais que la solution serait de vivre ensemble sans le sacrement du mariage », dit Rachele.

« Trois semaines avant Pâques, nous étions très stressés », confie-t-elle.

Accompagnés chacun par leur famille, ils ont néanmoins réussi à vivre les jours saints dans la sérénité.

Aujourd’hui, ils se concentrent sur l’essentiel. 

« Le mariage est quelque chose de sérieux. C’est un sacrement ! », souligne Raphaël.

Assurés que leur couple s’est formé grâce à la volonté divine, Rachele et Raphaël sont maintenant prêts à aider les autres couples qui sont dans la même situation.  

« Entre nous, c’est aussi important de montrer à l’autre ce que nous vivons. Si Rachele ne me dit pas ce qu’elle vit, je ne peux pas l’aider. Il faut également être à l’écoute des paroles que le Seigneur nous adresse. Il faut prier et se tourner vers Dieu », dit Raphaël.

Katerine et Kenneth

Katerine et Kenneth, âgés tous deux de 41 ans, ont fait connaissance le 9 octobre 2019 grâce à un site de rencontre pour célibataires catholiques. 

Elle est codirectrice du Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille. Lui vit aux États-Unis. Il est instructeur de tennis.

La première rencontre a lieu le 22 novembre 2019. C’est le coup de foudre ! 

Le 1er janvier 2020, elle est en visite chez la famille de Kenneth. Ils en profitent pour visiter le célèbre arbre de Noël du Rockefeller Center à New York. C’est là, en présence de sa famille, que Kenneth fait la grande demande ! 

S’enclenche alors une véritable course contre la montre. Tout doit être prêt pour le 4 juillet. 

Soudain, tout s’arrête net ! 

« C’est une épreuve ! Je n’ai pas ressenti de la colère envers Dieu. Cependant, il y a eu des moments de frustration. J’ai prié et j’ai reçu grâce par-dessus grâce », témoigne Katerine. 

« Quelques fois, je me sens triste. Dans ces moments, je prie. Cependant, le fait que nous ne puissions pas nous rencontrer, nous toucher est difficile », partage Kenneth.

« Cela nous oblige à trouver une autre façon d’exprimer notre amour. Nous préparons des soupers romantiques virtuels ! », lance Katerine. 

Malgré tout, le couple a réussi à trouver un sens à cette épreuve. 

« C’est comme si Dieu nous disait à travers la COVID-19 : “Attendez un peu, là ! Votre projet de mariage, ne pensez pas que vous en êtes les seuls acteurs. C’est un mariage à trois ! Je veux davantage vous préparer.” Dieu n’a pas envoyé la COVID-19, mais il nous a fait passer du mode réaction au mode réflexion », pense Katerine.

Kenneth et Katerine lancent un message aux autres couples dans la même situation : « Gardez la foi ! Soyez patients ! Soyez certains que quelque chose de positif surviendra ! » 


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Yves Casgrain

Yves est un missionnaire dans l’âme, spécialiste de renom des sectes et de leurs effets. Journaliste depuis plus de vingt-cinq ans, il aime entrer en dialogue avec les athées, les indifférents et ceux qui adhèrent à une foi différente de la sienne.

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