Aucune révolution à l’horizon : que restera-t-il de la crise ?

Avec la réouverture des restos, gyms, cinémas et lieux de culte, on peut dire que le confinement est passé, même si des mesures de distanciation demeurent. L’heure est aux bilans et perspectives : que restera-t-il de cette crise ? Va-t-elle transformer de manière profonde et durable notre monde ?

Pas de révolution

Difficile aux premiers abords de ne pas être cynique. Le déconfinement nous a prouvé que la logique économique allait toujours avoir le dessus dans un monde matérialiste. Les révolutions sociales, écologiques ou spirituelles attendues n’auront manifestement pas lieu. 

Depuis le début du confinement, la seule préoccupation des gouvernants comme des citoyens est le « retour à la normale ». Ou plutôt, comme le disait si bien un mème sur ma page Facebook cette semaine : « le retour à l’anormal ». Avouez que vous avez plus le gout de shows, de restos, et d’eldorado que de décroissance. Et si vous n’étiez pas tout à fait convaincus de ce retour à l’anormal, allez jeter un coup d’œil aux fils boursiers. Bref, rien de nouveau sous le soleil !

Après le freinage sec du confinement, on a pesé à fond sur l’accélérateur, sans même envisager de tourner un peu le volant. Au lieu de prendre le temps de réfléchir à la société de demain, on a préféré sauver du temps pour réactiver tout comme hier. 

La crise aura eu en plus de son effet catalyseur, un effet révélateur : ce qui a grandi et diminué durant ce confinement manifeste les tangentes réelles de nos vies.

En témoigne ce projet de loi 61 écrit à la hâte pour mieux contourner les règles éthiques et environnementales qui pourraient freiner la recroissance. Après tout, le temps c’est de l’argent, et on a beaucoup perdu des deux choses ces trois derniers mois.

N’oublions pas que le 11 septembre 2001 n’a empêché personne de prendre l’avion ou de travailler dans un gratte-ciel. Pour qu’une révolution ait lieu, il faut beaucoup plus de souffrance que trois mois de congés payés. Les efforts et risques inhérents au changement exigent que les inconforts surpassent de loin le confort. L’inertie n’est vaincue que par une peur violente ou un amour virulent.

Mais des accélérations

Mais si la crise ne risque de provoquer aucune révolution, elle aura toutefois enclenché de fortes accélérations. Tout ce qui était déjà dans l’air du temps s’est vu propulsé par les effets du confinement.

Les couples qui allaient bien vont mieux, ceux qui allaient mal… pires.

Les spirituels se sont mis à méditer davantage… et les spiritueux à boire davantage.

C’est aussi vrai à la maison :
Le télétravail et l’achat en ligne montent en flèche,
L’école à la maison et l’école numérique gagnent en popularité,
Tout comme le jardinage urbain et les poules de jardin,
L’appel de la campagne et le rêve d’un chalet.

Même phénomène dans l’univers médiatique :
Netflix et les réseaux sociaux explosent,
Les fake news et théories du complot pullulent.
Les grands médias perdent la confiance de la population et la presse écrite fait faillite.
En fait, les médias qui montaient sont montés plus vite (+200 % pour le-verbe.com !) et ceux qui descendaient ont précipité leur chute (PlayboyLe Monde des religionsLe Voir).

Même chose enfin au niveau économique, politique et idéologique :
Désillusion de la mondialisation,
Alourdissement de l’endettement,
Diligence envers les banquiers,
Enrichissement des privilégiés,
Appauvrissement des défavorisés.

La négligence de nos ainés et l’insuffisance de nos CHSLD.
L’indigence de la culture et l’indifférence pour le culte.

Trump se révèle toujours plus incompétent,
L’Amérique toujours plus divisée,
L’Europe toujours plus impertinente,
La Chine toujours plus menaçante,
Le Québec toujours plus distinct… pour le meilleur et pour le pire.

Les scientifiques et experts en tout genre se contredisent et révèlent une profonde crise épistémologique.

La santé et l’économie sont les deux priorités d’un monde matérialiste centré sur les corps et les choses. Avertissement que les prochains totalitarismes seront technologiques et sanitaires.

Ouf ! Vu comme ça il y a de quoi déprimer.

Catalyseur et révélateur

En somme, le confinement a eu un effet catalyseur des tendances, et ce dans pratiquement tous les domaines. Comme dans une serre chaude, les bonnes comme les mauvaises herbes y poussent à vitesse grand V.

Ce n’est donc ni une bonne ni une mauvaise nouvelle. C’est la loi de la nature : les plus fragiles sont les premiers tombés et les plus forts en profitent pour s’élever en marchant sur leurs cadavres.

Mais ne l’oublions pas, il s’agit aussi d’une loi évangélique : « À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. » (Mt 13,12) Dès lors, toute la question est de se demander : qu’est-ce que j’ai qui me sera prodigué et que me manque-t-il qui me sera dérobé ?

Voilà comment la crise aura eu en plus de son effet catalyseur, un effet révélateur : ce qui a grandi et diminué durant ce confinement manifeste les tangentes réelles de nos vies.

La bonne nouvelle c’est que nos vies ne sont pas déterminées.
Si elles penchent du bon côté, à nous de les confirmer.
Si elles courbent vers le fossé, à nous de les corriger.
La révolution espérée n’arrivera pas sans l’engagement de notre liberté.


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Fourmillant d’idées novatrices, Simon s’est joint à notre équipe de rédaction pour faire grandir Le Verbe en taille et en grâce. Féru de philosophie et de théologie, il aime entrer en dialogue avec les chercheurs de vérité. Toute son essence est distillée en son totem scout renard amical et son personnage Disney fétiche : Timon!

6 Comments

  1. Texte très bien écrit qui met en perspective tous les éléments essentiels à considérer pour un vrai bilan post-confinement. Bravo et merci à l’auteur!

  2. Ce texte est du n’importe quoi..Oui il y a une révolution en branle, tant au niveau des médias de masses dont personne ne veut plus puisse que ce sont eux les VRAIES fake news et tous le monde s en sont bien rendu compte avec cette fraude pandemiqque qui c’est avérer finalement en regardant les vraies chiffre n’être pas pire qu une grippe …Sans parler de la poursuite de Stephane Blais a l’aide d’avocats de renom tel que Guy Parent pour ne nommer que celui la ,qui poursuivent le gouvernement autant fédéral que provinciale pour leurs crimes commis envers non seulement les personnes âgées ds les chsld mais aussi pour tous les autres drames provoquer par cette arnaque machiavélique que le monde vient de subir.Mais bien-sur si des journaux tel que le votre ne dit pas la vérité sur ce qui se passe évidement non il risque de ne pas y avoir de révolution…Ou en tout cas,celle-ci ne sera pas diffuser,a la tele et sur des medias tel que celui-ci en effet…

  3. @M. Martin
    Si de vrais journalistes, formé.e.s de façon professionnelle avec un code d’éthique à respecter, ne nous rapportent pas de vraies nouvelles, qui peut prétendre bien le faire? Quelles sont, selon vous, les sources journalistiques crédibles du Québec et du Canada?
    Pour les gens qui veulent s’informer auprès de sources sûres qui vérifient les faits, il existe un certain nombre de journaux connus qui ont une longue feuille de route et une notoriété indéniable. N’écrit pas qui veut dans ces sources d’information (Le Devoir, La Presse, Le Soleil, La Tribune, Le Droit, Le Quotidien, The Globe and Mail, Toronto Star, The National Post, etc.). Encore faut-il savoir distinguer les reportages des chroniques et des éditoriaux. Trop souvent, les gens ne savent pas faire cette distinction fondamentale entre le reportage (des faits rapportés) et la chronique (une opinion donnée).
    Enfin, concernant la pandémie, il est très dommage d’avoir vu un grand nombre de catholiques être tombé.e.s dans le piège des théories du complot et de la désinformation outrancière. Cela se passe sur les médias sociaux : trop souvent l’on voit passer les fausses nouvelles qui font des adeptes plus rapidement que des reportages bien étayés et crédibles. Les effets sont néfastes, à la fois pour ce qui reste de notre démocratie et pour les vrais journalistes qui se dévouent totalement pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

      • Bonjour Messieurs,

        Nous aimons toujours quand nos articles reçoivent des commentaires et qu’ils suscitent la discussion. Par contre, ici, vous allez sur d’autres terrains qui dépassent le texte ci-haut et nous aimerions que cet espace demeure relativement succinct et en lien avec le texte, c’est la raison pour laquelle votre dernier commentaire n’a pas été approuvé Martin. Je vous invite tous deux à poursuivre votre discussion par courriel ou sur une autre plateforme plus appropriés.

  4. Et ce ci est ce que çà dépasse le texte ci haut?? en tant que journaliste vous devez être bien informer et ne pas faire de fausses nouvelles se que vous faites dans cet article… En voici la preuve…La révolution est bien en branle contrairement a ce vous semblez croire…peu être que vous votre équipe devrait diversifier ces sources pour ne pas être a la merci de fausse nouvelles véhiculer par les médias de masses subventionner par l état et donc non neutre….Merci de bien vouloir laisser mon commentaire et vérifier ce que j avance avant de croire que c’est du n’importe quoi…Comme chrétiens ne devons nous pas être la lumiere du monde?
    https://www.youtube.com/watch?v=I4Nqqmrg9RY

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