5 conseils bibliques
Photo : Ben White / Unsplash, détail

5 conseils bibliques pour une Saint-Valentin fofolle

Un texte de Jean-Philippe Murray

C’est aujourd’hui votre première Saint-Valentin « en mode confinement ». Les lectures coquines et les conseils de sexologues sont légion sur le web pour briser la monotonie des 11 derniers mois passés encabané avec chéri(e). Mais lâchez tout ça. Il existe un bestseller capable de raviver les flammes les plus chancelantes. La Bible. 

1. Ne pas avoir peur de montrer sa nudité

Premièrement, partager ses vulnérabilités à son amoureux. Lorsque le livre de la Genèse nous présente de manière imagée la première relation conjugale, on trouve cette remarque lumineuse : « Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre. » (Gn 2, 24)

Au-delà du sens littéral et physique de cette expression, on y voit un conseil profond pour les couples : il est bon de savoir partager avec confiance et sans honte à son partenaire ce qu’on peut avoir peur de montrer. La relation amoureuse ne grandit pas seulement par le partage de ses forces et fiertés, mais aussi par l’ouverture à l’autre de ses faiblesses et ses échecs. La Bible lance ainsi aux amoureux le conseil suivant : n’ayez pas peur de vous montrer votre nudité !

2. Ne pas se laisser dominer (par ses passions) 

Deuxièmement, dans la relation amoureuse, ne pas servir ses passions, mais s’en servir. La Bible nous présente l’amour comme une passion puissante lorsqu’elle en parle dans le Cantique des cantiques (un dialogue poétique ultra sensuel) : « l’amour est fort comme la Mort, la passion, implacable comme l’Abîme : ses flammes sont des flammes de feu, fournaise divine. » (Ct 8, 6

Ici, la Bible nous dépeint bien la force de l’amour, ce qui nous fait comprendre qu’il est un moteur formidable pour réaliser le bien, mais aussi une force qui peut nous aveugler et nous détruire. Elle avertit ainsi les amoureux du danger de se laisser mener au gré de leurs passions.

Pour vivre un véritable amour, le couple gagne plutôt à utiliser les passions pour ce qu’elles sont vraiment : de bons serviteurs, mais de mauvais maitres. La Bible lance ainsi aux amoureux l’avertissement suivant : ne servez pas vos passions, mais servez-vous-en !

3. Voir d’abord l’amoureux comme un ami

Troisièmement, regarder son amoureux comme son ami. C’est ce qu’on voit dans le Cantique des cantiques où le bienaimé appelle sa fiancée « ô mon amie » (Ct 4, 7). Derrière cette expression toute simple se cache une idée forte : les amoureux sont fondamentalement des amis. 

Autrement dit, la relation amoureuse ne consiste pas d’abord en une passion amoureuse, mais en une relation d’amitié où se vivent un échange et une communion profonde. La Bible lance ainsi aux amoureux l’exhortation suivante : mettez bien l’amitié au centre du couple !

4. Porter du fruit, puissant aphrodisiaque

Quatrièmement, l’amour grandit dans la mesure où il se donne et porte du fruit. On retrouve déjà cette idée au tout début de la Bible, quand Dieu invite le premier couple à être fécond, à porter du fruit (Gn 1, 28). Cela est dit encore plus clairement par Jésus : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jn 12, 24)

Ici, la Bible ne nous dit évidemment pas qu’il faut tuer l’amour pour le faire vivre, mais plutôt qu’il faut entrer dans le don de soi pour porter du fruit et faire grandir l’amour. À l’image des autres réalités naturelles et des autres sphères de notre vie, l’amour n’est pas statique, mais dynamique. 

L’amour vivant se donne toujours et n’est jamais stérile. La joie, l’entraide, la paix, les enfants, la vérité, etc. sont autant de beaux fruits que suscite l’amour. La Bible lance ainsi aux amoureux le conseil suivant : pour faire grandir l’amour, donnez-vous et portez du fruit ! 

5. Voir l’autre comme une fin 

Cinquièmement, les amoureux doivent se considérer comme une fin. Ce conseil biblique, derrière son apparente simplicité, contient deux perles pour les couples. 

Tout d’abord, dans son sens le plus évident, il nous dit que les amoureux ne doivent pas s’aimer de manière instrumentale, à la manière dont on aime sa voiture ou son lit. On voit bien cela dans la belle prière de Tobie et de Sarra le soir de leur nuit de noces : « Ce n’est donc pas pour une union illégitime que je prends ma sœur1, mais dans la vérité. » (Tb 8, 7)

Cependant, ce conseil nous invite aussi à ne pas prendre notre amoureux pour la fin de notre vie, à ne pas en faire notre dieu. Autrement dit, l’amoureux ne saurait combler notre désir d’un bonheur parfait, car nous sommes faits non pas pour un bien, mais pour le Bien infini, pour Dieu. 

C’est pourquoi Jésus invite ses disciples à le préférer à leurs proches et même à leur femme (Lc 14, 25). Il sait bien que si nous mettons tous nos espoirs dans notre compagnon, nous ne serons pas comblés, mais déçus. Au final, il nous prévient d’un mécanisme trop humain qui guette tout couple : à trop espérer en l’autre, on désespère. La Bible lance ainsi aux couples l’avertissement suivant : attention, votre amoureux n’est ni un simple moyen, ni la fin de votre vie, mais une fin !


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Notes:

  1. D’un point de vue biblique, lorsque les époux s’appellent « mon frère » et « ma soeur », il ne s’agit évidemment pas ici d’inceste, mais simplement de reconnaitre l’autre en tant que personne partageant la même humanité.

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