Les routes de l’exil: Numéro Spécial automne 2020

Québec, mardi le 13 octobre 2020 – Ce n’est pas un deuxième confinement qui a empêché Le Verbe de produire son numéro spécial d’automne. Cette fois-ci, l’équipe et ses collaborateurs vous invitent à les rejoindre sur nulles autres que les routes de l’exil. Attention ! Il n’est toutefois pas question de n’importe quel type d’exil, mais bien de celui qui permet de sortir de la routine et « d’aller vers soi ». 

Dès la troisième page, Antoine Malenfant se questionne sur notre rapport avec les limites qui bordent les lieux que nous fréquentons régulièrement (Jusqu’aux limites du monde, p.3). Si le « télétravail » est l’idéal pour nous « réenraciner » dans notre quotidien, l’espérance de pouvoir un jour s’envoler pour la terre promise, elle, est ce qui nous empêchera de tomber dans un « déracinement » spirituel. Dans ce dossier, vous découvrirez les routes de l’exil d’hommes et de femmes partis aux limites du monde pour trouver leurs véritables racines, pour trouver Dieu. 

Simon Lessard partage, par la suite, son expérience personnelle d’exode et en profite pour clarifier l’étymologie des mots « exode » et « exil » (Va vers toi, p.12). Celui-ci poursuit avec sa rencontre avec la docteure en sociologie Sonia Sarah Lipsyc, aussi rédactrice en chef de la revue La Voix Sépharade, qui nous éclaire sur le deuxième livre de la Torah juive et de la Bible chrétienne (L’autre côté de l’exil, p.16). S’ensuivent les chemins de Sara et Javier (Sous le soleil de minuit, p.24) et de Florence (Je vous aime, mais je pars, p.30) qui, malgré leurs différences, ont en commun la volonté de s’abandonner à Dieu et d’accueillir chaque jour sa mission.  

Brigitte Bédard donne ensuite la parole à la dévouée et courageuse équipe de la Résidence Angelica, à Montréal-Nord qui, bien que fortement touchée par la COVID-19, a continué et continue de se battre pour ses résidents (La traversée des gens courageux, p.32). Yves Casgrain en fait de même avec l’Apostolat de la mer (Stella Maris), une organisation qui vise à favoriser et soutenir la vie chrétienne de ces hommes de la mer (La pastorale maritime, p.38). Notre collaborateur a également rencontré Thomas Ziegler, aumônier de croisière, qui, par sa seule présence humaine, allège le dur quotidien des marins.   

Pour certains, exode rime avec « american dream ». Or, la réalité s’avère parfois être très différente. Valérie Laflamme-Caron expose les désillusions de quatre immigrants qui ont vite réalisé que la vie n’y est pas aussi facile qu’on leur avait promis (Le prix à payer, p.47). Un peu plus loin, à la page 68, notre collaboratrice nous fait également part de son voyage au Rwanda, une terre d’asile pour plus de 150 000 réfugiés (Les enfants aident les enfants, p.68). 

Puis, c’est au tour des étudiants étrangers Razafiarisoa Felana, Pascal et Joséphine de témoigner de leurs aventures rocambolesques qui les ont tous menés à une même destination : Dieu (Rencontrer Dieu à l’étranger, p.54). De plus, Bernard Couture, gagnant de notre concours de texte Les exilés du 21e siècle, nous en apprend sur la vie de l’abbé Erik Deprey, un curé « dans le monde, mais pas du monde » (Les exils d’un prêtre en soutane, p.62). 

À la page 78, le père Dominic LeRouzès nous pose la question « à combien de temps estimez-vous la capacité d’écoute d’une personne ? » (L’autre est un exil, p.78). Avec l’aide du philosophe Emmanuel Levinas, le prêtre nous enseigne l’art d’écouter. Une fois rendu dans la classe de maître du père Martin Lagacé, c’est du poète philosophe et prophète Hector de Saint-Denys Garneau dont il est question (Le poète philosophe, p.88). Ce dernier était ce que tout Chrétien devrait être : une Parole de Dieu.

Parlant d’exil et de racines, Alexandre Poulin nous aide à mieux comprendre celles de l’identité nationale québécoise en compagnie de la professeure en sociologie Geneviève Zubrzycki (Décapitation de Jean-Baptiste et mort du Canada français, p.96). À ce même sujet, le père Martin Lagacé reprend finalement la parole pour se questionner sur le mythe fondateur du Québec (La grande victoire de notre survivance, p.102). Quelque peu ambiguë et méconnue, il existe pourtant une raison pour laquelle les Québécois peuvent être fiers de leur patrie. Laquelle ? 

Pour ça, il vous faudra lire ce numéro spécial jusqu’à la fin…bonne route ! 

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Source : Frédérique Bérubé, responsable des communications par intérim
frederique.berube@le-verbe.com/ 581-777-1890
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Le numéro est disponible en téléchargement gratuit ici.